33. L’EMPIRE DES AIGLES

Les hommes-aigles avaient longtemps attendu leur heure.

Du haut de leur montagne, ils avaient observé de loin l’évolution des peuples des plaines et, lorsqu’ils s’estimèrent prêts, ils décidèrent que le moment était venu d’élargir leur zone d’influence.

Ils développèrent alors une civilisation militaire proche de celle des hommes-lions, mais plus structurée.

Le régime d’assemblée des baleino-dauphins, tel qu’il leur avait été rapporté par des voyageurs, leur avait paru à la pointe de la modernité mais, chez eux, n’étaient autorisés à voter que les riches et les nobles.

Des chercheurs se consacrèrent à l’élaboration d’armes plus efficaces et plus destructrices, et ainsi mirent au point la catapulte, l’onagre et la baliste, capables d’expédier des pierres ou des lances à des portées considérables.

Ils fabriquèrent pour les fantassins des armures légères, non plus en cuir mais faites de plaques de métal articulées.

Les hommes-aigles reprirent l’alphabet des hommes-lions avec quelques légères modifications. Ils établirent des tribunaux et codifièrent très précisément les lois et les peines, avec des châtiments corporels aptes à impressionner les foules. Côté religion, ils ne se compliquèrent pas la vie et empruntèrent purement et simplement aux hommes-lions leur polythéisme, se contentant uniquement de changer les noms des dieux en conservant leurs caractères, leurs pouvoirs et leur histoire.

Et les hommes-aigles déferlèrent du haut de leur montagne. Ils prirent sans difficulté quelques villages, puis quelques villes des plaines appartenant à des peuples sans dieux.

Ils déplacèrent ensuite leur capitale, quittant leur montagne pour s’installer dans une cuvette traversée par un grand fleuve où ils édifièrent une cité géante qu’ils fortifièrent de leur mieux.

Les hommes-lions avaient opté pour la multiplication des villes plus ou moins autonomes et rivales. Les hommes-aigles préférèrent un concept de grande capitale unique qui rayonnait. Ils voulaient un État centralisé, et non une fédération de cités.

À l’intérieur des murailles de la capitale, il y eut des écoles, des facultés de droit et de philosophie, des tribunaux pour rendre la justice conformément aux lois en vigueur. Ainsi naquit une administration très hiérarchisée, reflet de l’armée qui avait forgé l’État.

Lorsque leur capitale leur parut suffisamment protégée, les hommes-aigles rassemblèrent une armée et entreprirent d’attaquer au nord-ouest leur plus puissant voisin : les hommes-lions.

Ces derniers, après avoir connu une période d’expansion, commençaient à se laisser aller à la décadence. Leurs cités s’épuisaient en guerres intestines et leur goût pour la fête avait étouffé leur soif de conquête. Les milieux dirigeants succombaient à la corruption, uniquement soucieux d’accumuler pour leur compte les biens et les richesses.

Les unes après les autres, les villes des hommes-lions tombèrent sous les assauts des hommes-aigles. Les petites cités lions, après plusieurs tentatives de médiation, se révélèrent incapables de s’allier pour résister à l’envahisseur.

Les hommes-aigles s’avérèrent féroces dans la victoire. Massacre et esclavage des vaincus, pillage des richesses et destruction des monuments étaient toujours au programme.

Cependant, passé la première période d’invasion, ils cessèrent d’exterminer systématiquement leurs adversaires défaits. Les rois vaincus furent laissés en place. On n’exigea plus d’eux qu’ils se convertissent à la religion des vainqueurs et, tant qu’ils payaient leurs impôts aux hommes-aigles, leur peuple ne risquait plus de représailles.

Les taxes étaient payables en devises, en matières premières, en femmes et en esclaves. Après quelques années, les étrangers pouvaient, s’ils le souhaitaient, demander à s’intégrer au royaume des hommes-aigles et ils bénéficiaient alors d’un statut de citoyens à part entière.

Ce fut alors qu’une expédition maritime baleino-dauphin aborda les côtes des hommes-aigles. Les explorateurs furent bien reçus et leur proposition de créer là un nouveau comptoir pour favoriser les échanges commerciaux entre les deux peuples volontiers agréée.

Tout alla pour le mieux jusqu’à ce qu’un commando de soldats aigles reçoive l’ordre de s’emparer de l’embarcation des baleino-dauphins pour en découvrir les secrets de fabrication. Les marins qui dormaient en toute confiance furent égorgés en plein sommeil et leur bateau démonté pièce par pièce. Il ne resta plus qu’un seul mystère : comment ces étrangers avaient-ils obtenu ces énormes poutrelles de quille en bois arrondi d’un seul tenant ?

Les hommes-aigles décidèrent alors de passer des invasions terrestres aux invasions maritimes. Ils entreprirent de se doter d’une flotte de guerre. À la différence des baleino-dauphins, dont les mercenaires tapis à bord attendaient l’abordage pour réagir en cas d’attaque, eux équipèrent la proue de leurs navires d’un éperon à l’extrémité métallique afin de perforer les coques adverses. Pour gagner en maniabilité et en vitesse, aux voiles ils ajoutèrent des rames maniées par des bancs de galériens soumis à d’impitoyables gardes-chiourme dont les fouets s’abattaient sur leurs dos nus.

Ainsi, leurs navires cessèrent de dépendre des vents et des courants marins. Ils se manœuvraient facilement, tournaient sur place le cas échéant et s’ajustaient pour mieux frapper de leur éperon.

Les bateaux militaires aigles prenaient les mêmes routes maritimes que les bateaux de commerce baleino-dauphins.

Dès lors le choc devint inéluctable entre les deux civilisations. Chacune des deux capitales avait trop réussi pour ne pas voir en l’autre une rivale.

La flotte des hommes-aigles prit l’initiative et attaqua un convoi de ravitaillement baleino-dauphin en route vers un comptoir. La surprise fut totale.

Il commençait à peine à faire nuit quand, des bateaux des hommes-aigles, jaillirent des pièces d’étoupe enflammées qui avaient été imbibées d’huile de poix. Projetées par des catapultes, elles vinrent embraser les gréements des bateaux baleino-dauphins incapables d’y répliquer. Dans la panique, des navires dauphins se percutèrent et les capitaines aigles choisirent ce moment pour les éventrer de leurs éperons. Les marins qui se jetaient à l’eau pour échapper au naufrage succombaient sous les flèches enflammées. Partout les voiles et les navires en flammes embrasaient la nuit.

Cependant, le vent se manifesta, et certains bateaux baleino-dauphins se dégagèrent et réussirent quelques abordages. Ils avaient l’expérience des combats au corps-à-corps et parvinrent même à s’emparer de catapultes qu’ils retournèrent contre les navires des hommes-aigles qui, en coulant, emportaient dans la mort des bancs entiers de galériens enchaînés. Attirés par le sang, des requins de plus en plus nombreux créaient un vaste tumulte aquatique.

La bataille dura toute la nuit. Sur leurs bateaux incendiés, d’habiles capitaines dauphins s’efforçaient de manœuvrer ce qui restait de leurs voiles carbonisées. Au matin, il ne restait plus qu’une seule embarcation baleino-dauphin en état de regagner sa base pour annoncer la catastrophe.

À l’assemblée, la majorité revint à ceux qui prônaient la négociation et allaient jusqu’à proposer des offrandes aux hommes-aigles afin de les apaiser.

Ce qui fut fait. Mais en face, ces présents furent reçus comme autant de gages de faiblesse. Du coup, loin de se réduire, la pression augmenta. De nombreux comptoirs baleino-dauphins tombèrent aux mains du peuple aigle.

C’est alors qu’un jeune général dauphin, âgé de 22 ans, fit son apparition. Son père, lui-même général, avait péri dans une embuscade des hommes-aigles.

C’était un jeune homme d’apparence anodine, plutôt petit, les épaules étroites, le nez empâté, les cheveux roux, les lèvres charnues. Il avait encore l’allure d’un adolescent mais la détermination se lisait dans son regard. Sur la place de la capitale, il haranguait les foules. Il parlait avec fougue de liberté et du droit des peuples à se gouverner eux-mêmes, il rappela que la civilisation baleino-dauphin avait toujours respecté l’autonomie, les mœurs et les lois des cités étrangères tandis que la civilisation aigle les asservissait et les mettait en coupe réglée. Ici, on avait renoncé aux sacrifices humains et animaux, ici on avait aboli l’esclavage, ici on avait institué une journée de repos pour tous, il était hors de question à présent de se soumettre à la brutalité et à la férocité des hommes-aigles. Ce qu’il fallait, selon lui, c’était renforcer l’entraide de toutes les cités menacées par les aigles, et si possible les fédérer sous une même bannière de liberté. Sa voix grave et profonde forçait au silence et à l’écoute.

Il commença ainsi à regrouper des volontaires autour de lui. Et le groupe finit par ressembler à une petite armée, réunie par son charisme et non plus par l’attrait de la solde ou la promesse de pillages.

Fin stratège et éduqué dans l’art de la guerre, le jeune général était un grand admirateur de celui des hommes-lions, l’« Audacieux », dont il s’était fait narrer par le menu les stratégies par des militaires voyageurs. Il comprit que pour mieux défendre le territoire baleino-dauphin assailli de partout, il fallait attaquer l’adversaire au cœur même de son empire. La meilleure défense c’était l’attaque. Alors que la situation militaire était désastreuse, il mit au point un plan d’offensive de la capitale des hommes-aigles.

Tout d’abord, les aigles ne prêtèrent aucune attention à la petite troupe qui avait débarqué sur la côte d’un territoire voisin, celui des hommes-chèvres. Pourtant, chaque jour, cette armée se renforçait par l’arrivée de volontaires venus de tous les peuples qui refusaient le joug des hommes-aigles. Et le général continuait ses harangues sur les places publiques et les marchés des villes et des villages.

Bientôt, ils furent trente mille fantassins, six mille cavaliers et cent quarante éléphants à franchir la première des chaînes montagneuses, aux confins du territoire des aigles. Le général et son armée d’union pénétrèrent ainsi dans le pays des hommes-coqs. Leur troupe était suffisamment impressionnante pour que les hommes-coqs osent enfin se rebeller contre les administrateurs aigles. Et cela leur fut profitable. Les villes furent ainsi « libérées » les unes après les autres.

Dans la capitale baleino-dauphin, les sénateurs s’inquiétèrent de cette initiative personnelle hasardeuse. D’avance, ils redoutaient les représailles des hommes-aigles. Un émissaire fut dépêché auprès du jeune chef impétueux pour lui enjoindre d’en finir avec sa démonstration de force et de rentrer au plus vite au pays. Le jeune général n’en eut cure. Il prétendit avoir reçu en rêve le conseil d’avancer. Son armée poursuivit donc sa progression vers le territoire des aigles.

Si la moitié des éléphants périrent en route de froid et d’épuisement, ils furent soixante mille fantassins et douze mille cavaliers à passer la seconde chaîne montagneuse. Les hommes-aigles pensaient que leurs peuples vassaux se chargeraient d’arrêter ces envahisseurs étranges, mais au contraire, ils applaudissaient, enthousiastes, cette armée hétéroclite qui bivouaquait chez eux sans crainte. Ils écoutaient son beau général qui ne parlait que de liberté et d’émancipation des peuples. La preuve était faite : s’il était possible de soumettre des foules par la violence et la peur, on pouvait mieux encore les conquérir par la promesse de liberté.

De nouveaux contingents, et même des villages d’hommes-aigles eux aussi épris de liberté, rejoignirent le chef baleino-dauphin charismatique. On le baptisa « le Libérateur ».

La première bataille eut pour théâtre une plaine au pied d’une colline. Les troupes rassemblées sous l’étendard baleino-dauphin apparurent sur la crête et aussitôt les hommes-aigles, cavaliers et fantassins mêlés, se lancèrent à l’assaut, gravissant la pente. Ils étaient à mi-parcours, déjà essoufflés, quand les rangs baleino-dauphins s’écartèrent devant les éléphants porteurs de nacelles où s’entassaient des archers. L’apparition sidéra les troupes aigles pourtant fort aguerries. Elles ralentirent leur progression et le « Libérateur » profita de ce moment de flottement pour donner à son tour le signal de la charge.

Les éléphants s’avancèrent en une ligne puissante et majestueuse, créant la stupéfaction dans les rangs ennemis. Ces forteresses ambulantes se mirent à charger, toutes défenses en avant. Le sol tremblait sous le poids des mastodontes. Beaucoup parmi les soldats aigles s’enfuirent. Ceux qui ne réagirent pas assez vite tombèrent sous les flèches s’abattant des nacelles. Des chevaux épouvantés refusèrent d’obéir à leurs cavaliers qui se retrouvèrent à terre. Des officiers aigles hurlaient des ordres mais leurs voix étaient couvertes par les barrissements. Les défenses s’enfonçaient dans les lignes ennemies puis se relevaient en exhibant les soldats proprement embrochés.

Quand l’infanterie baleino-dauphin se mit finalement en branle, elle n’eut plus qu’à achever les dernières poches d’une résistance déjà fort éprouvée.

Le jeune général dauphin ordonna cependant de laisser déguerpir quelques rescapés, il voulait que ceux-ci puissent narrer à la population et à ses chefs la déroute de leur armée. Il avait compris le principe de la guerre psychologique.

L’effet dépassa toutes les prévisions.

Comme il ne savait plus comment remonter le moral de ses troupes, le commandant en chef des hommes-aigles décida de remettre au goût du jour une vieille coutume des hommes-rats : vaincre la terreur par une terreur encore plus forte. Un soldat sur dix fut tiré au sort parmi les rescapés qui avaient fui et donc failli à leur devoir de combattre jusqu’à la mort. Ils furent décapités devant leurs camarades rassemblés. « La victoire ou la mort », telle devait être la nouvelle devise des hommes-aigles. Et on annonça qu’à l’avenir, si des soldats se dérobaient à nouveau devant les éléphants, ils auraient affaire à des archers spécialement postés pour les abattre.

À la seconde bataille, les hommes-aigles avaient compris la leçon. Ils se dispersèrent pour laisser passer les éléphants, puis les contournèrent pour leur couper les jarrets. Folles de douleur, les bêtes tournoyèrent sur elles-mêmes et finirent par tuer les archers qui les montaient.

Le Libérateur s’adapta vite à ce retournement. Il élargit sa ligne d’attaque, lança sa cavalerie à l’appui de ses mastodontes, et remporta une nouvelle fois la victoire.

La cote du Libérateur ne faisait que grimper parmi ses troupes et son peuple. Sans se soucier des suppliques et des semonces qui se multipliaient de la part de sénateurs baleino-dauphins de plus en plus affolés par sa réussite inattendue, il poursuivit son avancée vers la capitale aigle.

Ne recevant plus d’aide des siens, il en reçut en revanche des cités aigles lassées de la tyrannie de leurs maîtres. Au-delà de la séduction de son discours sur l’émancipation des peuples et la fin de l’esclavage, sa renommée grandissait. On embellissait ses victoires, on l’affirmait invincible et soutenu par les dieux. Qui donc pouvait dès lors s’opposer au Libérateur ?

Les troupes baleino-dauphins progressaient vers la capitale des hommes-aigles sans rencontrer de résistance sérieuse. Sur leur chemin elles étaient toujours acclamées.

Les ultimes réservistes aigles se regroupèrent pour la défense de la capitale où des provisions furent stockées en prévision d’un long siège.

Lorsque l’armée alliée encercla enfin la ville, ce fut l’affolement derrière les murailles. Des rumeurs effroyables couraient, décrivant des monstres géants qui piétinaient les gens et les envoyaient valser dans les airs avec leur trompe avant de les embrocher sur des dents énormes.

Mais dans la société des aigles, les couches populaires étaient sensibles aux idées progressistes du « Libérateur ». Elles fomentèrent un coup d’État, si bien qu’éclata une guerre civile à l’intérieur même de la cité des aigles avant même qu’aucun baleino-dauphin ne l’ait attaquée.

Cette « révolte des gueux » fut matée dans le sang, pour l’exemple. Ce qui ne fit qu’ajouter au ressentiment contre le gouvernement aigle.

Le Libérateur n’osa cependant pas leur porter secours. Il établit son campement sous la ville, après en avoir coupé toutes les voies de ravitaillement. Puis il attendit.

Aux alentours, tous tablaient sur une défaite des aigles. Dans la capitale même, la population affamée s’y résignait déjà.

Cela durait depuis plusieurs semaines quand, à la surprise générale, le Libérateur décida de lever le siège. Selon lui, les hommes-aigles avaient compris la leçon. Il n’était plus besoin de les écraser, ils se tiendraient tranquilles, ils savaient désormais que si on s’en prenait aux baleino-dauphins, la riposte serait cinglante.

Le sénat des hommes-aigles s’empressa de signer un traité de paix restituant les comptoirs et les régions baleino-dauphins jadis envahis par les aigles.

À ses alliés qui auraient bien aimé mettre la ville à sac et ne comprenaient pas pourquoi les habitants avaient été épargnés, le Libérateur expliqua qu’il était temps d’en finir avec les massacres et les pillages, et qu’une nation moderne avait davantage à gagner à s’allier qu’à détruire. Et il alla jusqu’à envisager un partenariat économique entre les siens et les hommes-aigles.

À son retour chez lui, à la tête de ses troupes, un peuple fervent envahit les rues pour l’accueillir en sauveur et en héros. Jaloux de sa gloire, les sénateurs, qui redoutaient que ce Libérateur trop jeune et trop fougueux exige le trône, tentèrent de faire courir le bruit qu’il s’était montré un pleutre et un couard sur les champs de bataille. Mais nul ne prêta attention à ces rumeurs. Les sénateurs tentèrent alors une autre manœuvre : une révolte de soldats. L’armée du jeune général étant encore constituée d’un quart de mercenaires, il suffisait de ne plus payer ces derniers pour qu’ils se rebellent.

Les volontaires étrangers ralliés à la cause du chef charismatique avaient en effet regagné leurs pays. Quant aux patriotes baleino-dauphins, le danger passé, ils avaient repris leurs activités quotidiennes. En armes, aux alentours de la métropole, il ne restait plus que ces mercenaires que, prétextant des caisses vides, les sénateurs refusaient de payer. Comme prévu, ceux-ci marchèrent sur la cité et, en toute hâte, le Libérateur dut former une armée improvisée avec les citoyens de la capitale. Ils étaient évidemment moins nombreux et moins expérimentés que les mercenaires mais ils étaient motivés. La bataille fut rude entre ces anciens compagnons de combat mais, grâce à son sens inné de la stratégie improvisée, le jeune général parvint à couper l’armée mercenaire en deux. Si bien que sa petite armée affronta une moitié de l’armée mercenaire, la vainquit, puis attaqua la deuxième moitié et gagna derechef. Mais cette bataille avait affaibli nettement l’armée baleino-dauphin.

À ce moment, on apprit que sous la houlette d’un chef plus jeune encore que le Libérateur, l’armée des aigles s’était rapidement reformée avec l’apport des mercenaires qu’elle avait engagés en nombre puisque la capitale aigle n’avait pas été pillée et n’avait rien perdu de ses richesses. Cette armée venait de débarquer sur la côte. Sur son chemin, elle massacrait tous ceux qu’elle rencontrait : hommes, femmes et enfants, artisans ou paysans.

L’avancée de la nouvelle armée aigle suscitait une telle terreur que les villages se rendaient sans combattre…

Un coup de gong retentit et Héraklès ralluma la salle.

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